Un mois au Mali

28 juin 2007

Départ: 15 juillet 2007

Départ programmé pour le Mali le 15 juillet 2007. Nous espérons obtenir le visa pour le Burkina Faso à Bamako, afin de rallier Ouagadougou.

Vous tenterons de vous donner quelques nouvelles sur ce blog ou sur www.planete-montagne.fr .

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16 juillet 2007

Premier contact

3 heures de retard à l'arrivée à Bamako, nous nous sommes couchés à 5h30 du matin, pas le temps de profiter de la ville, un sommeil peu réparateur et nous nous levons. Effectivement, Camille et Sébastien, nos amis des Emirats sont également a Bamako, à l'occasion du mariage d'amis. Ils nous retrouvent à l'hotel et nous nous engageons pour une promenade haute en couleurs: Boubous et musique, bébés et sourires, des milliers de tas de choses à vendre partout et tout le temps, le tout au milieu de véhicules désossés et de mobylettes d'un autre temps pédaratentes.

Premier contact prometteur, vivement la suite...

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17 juillet 2007

Programme

Nous profitons de cette journée off pour constituer notre programme. Programme prévisionnel : remonter le fleuve Niger par la route et les pistes, par étapes, et ce jusqu'au Pays Dogon. Ensuite, nous prendrons plein sud pour rallier Ouagadougou au Burkina Faso. Tout dépendra du temps passé dans les transports, ils semblent constituer à eux seuls, une aventure singulière...

Promenade sur les hauteurs de Bamako, arrosée par le fleuve Niger.

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19 juillet 2007

Le grand livre de l'Afrique

19/07/07

Nous avions rencontré la veille Malele Campo, piroguier de son état. Nous allons avec lui aujourd'hui, de l'autre coté du fleuve Niger, à une heure de navigation, dans un village nommé Kalabougou.

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C'est ici que les femmes fabriquent les poteries vendues dans les villages de la région.

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Arrivés sur la berge du village, nous partons à la rencontre du Chef du village pour lui donner 3500 F CFA ( sorte de taxe ).

Kalabougou

Puis nous partons à la rencontre des villageois et villageoises, en compagnie de notre piroguier. Les bonjours se succèdent, les mains serrées ne se comptent plus, il n'est pas rare non plus que les enfants ne veuillent pas la lâcher...

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Rencontre avec ces femmes qui chaque jour fabriquent des dizaines de poteries pendant que les hommes cultivent ou pèchent.


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Les pots sont ensuites séchés et cuits sur de grands brasiers.

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mur en banco

Le village semble hors du temps, hors de tout, un village comme on l'imagine, rudimentaire mais chaleureux, un lieu extraordinaire...

Retour en pirogue à Segou, demain direction Djenné.

18/07/07

Départ matinal  en taxi pour la gare routière. nous devons rejoindre Segou, ville au bord du fleuve Niger, à 230 kilomètres de Bamako. Nous achetons nos billets, on nous annonce après coup que le bus est parti depuis 10 minutes... On négocie finalement avec le chauffeur du bus qui va a Mopti, pour qu'il nous lache à Segou.

Après 4 heures de route a observer les villages de cases, rassemblés autour de leur four en argile, nous arrivons à destination. Nous trouvons un hotel, sommaire mais sur les rives du fleuve Niger.

Nous déjeunons et je pars me promener seul dans le village.

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Point de goudron mais des chèvres qui gambadent à souhait, des gamins qui viennent me serrer la main pour me dire bonjour et me demander si ça va... Segou semble paisible et les habitants très ouverts.

Les discussions vont bon train, je m'assieds avec un homme qui me fait profiter de sa petite radio, pour écouter les infos de RFI, un autre me parle de son premier jour de classe en septembre 1954, on m'offre du miel et des fruits... Il me semble que je suis le seul "toubabou" ( blanc ) à l'horizon.

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Je parviens jusqu'au bout de la jetée, c'est alors que je rentre avec force mais douceur dans le "grand livre de l'Afrique". Toutes les images, les sons les odeurs que j'imaginais avant le départ, se concentrent sur cette vue que j'ai.

Les pecheurs jettent de leur pirogue, leurs filets à l'eau, les femmes lavent le linge dans le fleuve, les enfants font leur toilette, des dizaines d'embarcations débarquent des denrées à destination des ânes ou des charrettes attendant patiemment sur le bord...

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Je suis assis les pieds au dessus de l'eau, les gamins attendent leur père et m'expliquent qu'il n'y a pas beaucoup de poisson en ce moment. L'Afrique s'offre à moi, je n'en perds pas une miette.

Deux matelas posés à même le sol en compagnie de bestioles inconnues, 35 °c dans la chambre, notre périple africain continue...

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23 juillet 2007

En remontant le Niger...

Difficile de dénicher des accès internet, voici les dernières nouvelles !

23/07/07

Nous retrouvons les français rencontrés la veille au diner alors qu'il a plu toute la nuit. Ils vont au même endroit que nous, et ont loué avec leur guide un transport privé ( 504 break 9 place ou taxi-brousse ).

On s'arrange avec tout le monde, et ils nous emmènent à Bandiagara, nous évitant ainsi des heures d'attente à la station de bus et des interminables arrêts.

Nous y arrivons en trois heures au lieu d'une car les torrents de pluie qui se sont abattus sur la régions ont brisé les ponts et emporté plusieurs habitations. Quelques centaines d'habitants sont déplacés.

Bandiagara est une bourgade sans grand intérêt si ce n'est qu'elle se trouve au pied du Pays Dogon. Nous partir demain pour trois jours de trekking avec un guide rencontré à Mopti, à la découverte de ces villages accessibles uniquement à pied, à flanc de falaise et dont la culture et et le mode de vie se perpétue depuis des siècles.

Achat de noix de cola ( sorte de noix ) pour offrir au chef de chaque village et derniers préparatifs, je me déplace dans le bourg en moto ( moto stop ). Amadou me propose même de me preter sa mobylette...

D'autres nouvelles dès que possible ! ( Nous serons certainement au Burkina Faso )

22/07/07

Entreprise aventureuse aujourd'hui, rejoindre Djenné à quelques 131 kilomètres de Mopti, par la route, en aller et retour dans la journée...

Nous arrivons vers 8h00 à la gare routière. Et c'est la qu'intervient la troisième anecdote en matière de transport ( 3/3 !). Un couple de français attend depuis 7h00 du matin le départ du minibus. A 9h00, personne ne bouge. Il manque une personne pour faire partir le véhicule, le chauffeur nuos propose d'acheter la dernière place, ce que nous faisons et partons immédiatement... jusqu' à la première pause quatre minutes après le départ.

Arrivés à 10 kilomètres de Djenné, nous devons prendre un bac pour passer sur un affluent du Niger, le Bani. Seulement, les lattes permettant au véhicule d'embarquer sont trop courtes et nous devons nous déchausser pour passer l'eau aux genoux. J'ai juste le temps de sauter sur le pare-choc arrière du bus, agripper l'échelle pour ne pas mouiller mes pieds.

Arrivés à Djenné, après plus de 3 heures de route, je demande au chauffeur à quelle heure il repart ( les risques de rester coincés à Djenné pour la nuit sont grands... ) . Le chauffeur:" A quelle heure voulez vous partir ?" Nous aimerions partir vers 15h00, il impose avec gentillesse aux autres passagers l'heure de notre départ...

Djenné est parait-il la plus belle ville du Mali. Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, elle possède la plus grande mosquée de style Soudanais ( Banco ) au monde. Ses ruelles sont labyrinthiques et parsemées de Madrasa ( écoles coraniques ).

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Nous rencontrons plusieurs enfants qui désirent uniquement parler français avec nous, ils nous emmènent sur les toits de la ville pour y admirer son étendue. Dans les faits Djenné est plutôt poussiéreuse et sale parfois, mais la vie semble ne pas avoir changer depuis cinq siècles.

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Partie de billes improvisée et défaite de ma part, sous les regard rieurs des gamins.


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Retour à Mopti, fatigués par 6 heure de route pour parcourir 260 kilomètres.

Rencontre avec quatre français le soir au diner.

21/07/07

Nous profitons de cette journée pour visiter Mopti, ville carrefour entre Bamako, le Pays Dogon et Tombouctou, ce qui en fait le port le plus dynamique du fleuve Niger.

Nous nous promenons paisiblement, au rythme de l'Afrique, entre boubous et pirogues, entre carcasses roulantes et poisson séché. Les enfants et le linge sont lavés dans le fleuve, les voitures et les chèvres également.

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Nous passons devant la mosquée de Mopti, construite entièrement en Banco ( terre séchée ).

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Nous rencontrons ensuite Mamadou, une jeune garçon de d'une douzaine d'année: "Toubab ! Tu veux venir chez moi ?"

" oui, nous te suivons !"

Rencontre avec une famille de Mopti chez qui hospitalité et gentillesse en sont pas des vains mots. Nous repartons pour visiter le vieux Mopti, quelques ruelles délabrées et sales, suivis et empoignés par une multitude de gamins. Nous achetons deux paquets de cacahuètes et nous retournons chez Mamadou, pour leur offrir et passer un moment ensemble. Nous échangeons les adresses, visiblement, ils n'ont jamais reçu de courrier, Mamadou s'assure du numéro sur la porte...

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Je pars seul à la recherche d'un cyber café. Le taxi tombe en panne. Dans la seconde quelqu'un arrive avec une bouteille d'essence, le tout versé dans un bidon logé dans le moteur, un petit souffle dans un tuyau et l'épave repart. Mission avortée, pas un ordinateur disponible en ville...

20/07/07

Cette nuit, il a fait très chaud...

L'objectif du jour est de rejoindre Mopti, à 331 kilomètres de Ségou. Nous arrivons à 8h15 à la gare routière. Nous arrivons à 8h15 à la gare routière. On nous annonce que le bus va partir vers 11h00. Nous achetons les billets, cette fois ci, on nous explique quelques minutes plus tard, que le bus est plein. Qu'il va falloir prendre un minibus ( aucune place pour les jambes, rempli à craquer...  ) On négocie, finalement nous partons avec le minibus vers 12h00 accompagnés de quatre autres français.

Les arrêts sont incessants. A un moment, le chauffeur nous laisse sur le bord de la route pendant une demie heure et part faire de l'essence et le contrôle technique, le tout, avec nos bagages...

La lenteur excessive du trajet nous permet de prendre conscience d'une des réalités du pays, l'extrême précarité des conditions de vie, et ce quelque soit le village, tout au long de la route.

Nous arrivons vers 20h00 à l'hotel, soit 12h00 après avoir quitté le précédent ! 331 kilomètres parcourus seulement !

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28 juillet 2007

Fascinant Pays Dogon

Certaines photos n'ont pas un contraste optimal, l'ordinateur ne disposait d'aucun logiciel.

28/07/07

Journée de repos à Ouahigouya, le type de l'hôtel nous loue sa mobylette; il n' y a pas de taxi en ville. Ouahigouya est pourtant étendue, à l'heure où j'écris ces lignes, nous avons demandé à quelques rares propriétaires de voiture, s'ils pouvaient nous emmener demain à la gare routière... Nous cherchons encore !

27/07/07

Objectif de la journée: rejoindre le Burkina Faso. 92 km, ca devrait être rapide ! Hier, on nous avait annoncé un départ à 8h00. Nous sommes prêts à 8h00. Coup de téléphone, départ à 9h30.

A 10h30, il manque cinq personnes pour faire partir le bâché ( pickup rudimentaire ).

A 11h30, il en manque toujours cinq. Le chauffeur nous propose de payer les cinq places, nous refusons, négocions et finalement partons à 12h30 ! 92 kilomètres, temps estimé: 4 heures de piste ! Nous sortons du Mali et arrivons à la frontière du Burkina Faso.

Le bureau est sombre, dénué. L'agent de police nous explique qu'il a mal aux yeux et c'est avec une grande peine qu'il remplit les formulaires,nous demandant constamment de vérifier tout ce qu'il écrit. " Anne, vérifie tout ce que j'ai foutu" lui demande-t-il pour qu'elle vérifie... Nous lui donnons du collyre, il nous raconte un tas d'histoires. Entre temps, la procédure fastidieuse ne progresse pas. "Tiens vous habitez aux Emirats ? Pierre donne moi ton adresse, je vais peut-être vous écrire" 45 minutes pour un coup de tampon, nous partons après avoir vérifié méticuleusement les données...

Peu après, contrôle de gendarmerie. L'agent de police dort dans un hamac, à l'ombre de deux arbres. Réveillé par notre arrivée, il procède à la vérification des passeports, sans même se lever de son hamac !

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Enfin nous arrivons après 3h30 de piste à Ouahigouya au Burkina Faso. Nous retrouvons eau courante, éléctricité et bitume ! Nous dormons dans une pension tenue par une syrienne, elle nous accueille comme des rois et nous mitone un repas salvateur après ces cinq jours de péripéties.

Prochaine étape: Ouagadougou.

26/07/07

Toute la nuit, des bruits curieux nous ont accompagné. Des ânes, des chèvres et d'autres sons inconnus. Réveil à 6h45, en compagnie d'une dizaine de crapauds !

Les cours d'eau ont débordé, la pluie a été violente, nous devons retarder notre départ. Vers 9h00 nous partons. Parfois, le sentier n'est pas praticable et nous devons nous déchausser et traverser les cours d'eau ( parfois jusqu'aux cuisses ). Un cours d'eau transformé en rapide nous pose quelques problèmes. Nous faisons passer les sacs et nous formons avec quelques villageaois, une chaine humaine pour ne pas se faire emporter par le courant.

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Finalement nous rejoignons une piste plus importante et un minibus nous prend pour nous mener à Bankass. Le chauffeur nous demande une somme très exagérée. Après une embourbage soudain, nous décidons de descendre au village de Kani, pour trouver une solution moins onéreuse.

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Endé nous trouve deux motos et nous parcourons les 12 kilomètres restants par ce moyen rapide mais aléatoire quand il s'agit de traverser les cours d'eau.

Arrivés à Bankass, nous quittons Endé et cherchons un transport pour Koro. 2 heures plus tard, un minibus est en partance. Nous ferons une heure de piste serrés comme des sardines. Arrivés à Koro, bourgade délabrée ( toujours sans électricité ), nous trouvons la seule auberge potable ( et défraichie ) pour y passer la nuit après une journée marathon longue et usante.

25/07/07

Départ matinal, nous redescendons le canyon pour rejoindre cette plaine si vaste. Il commence à faire chaud, très chaud...

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Nous suivons la longue piste qui longe la falaise, traversons les villages et les sourires des gamins, distribuons des noix de cola aux sages...

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Nous faisons une petite pause salvatrice dans une maison. Le chef du village y expose son artisanat. Nous "craquons" pour une porte, mais la raison nous freine pour l'acheter, elle fait à peu près 50 kg et les difficultés pour l'acheminer seraient conséquentes. Nous achetons tout de même un tabouret Dogon. Endé nous explique la signification des différentes sculptures.

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Nous arrivons, après 10 kilomètres de sentier, à Endé, le village de notre guide. Nous logeons chez son cousin. Petite partie de Mikado avec Ismail, Kiné et Adjouma.

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Et comme toujours notre quotidien est marqué par les rires, la musiques, malgré les taches difficiles. Et comme chaque soir, dans les villages, les femmes se rassemblent autour du puit, puis vont piler le mil.

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On nous sert à manger... Non l'estomac de mouton, je pense que je vais faire l'impasse... Par contre nous goutons le gâteau de mil... Absolument aucun goût mais Endé et les maliens ne jurent que par ce plat, le préférant largement aux pâtes ou au riz. Les goûts sont décidémment culturels...

Nous tentons une nuit sur le toit ce soir...

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L'orage menace, puis éclate. Endé nous rappelle que selon les croyances Dogon, les éclairs sont les coups de bâton du berger qui tente de rassembler son troupeau. Une fois que le troupeau sera réuni, l'orage s'arrêtera. De ce fait nous n'avons rien à craindre. Plus rationnel, je préfère me dire que nous ne sommes pas exposés, car la falaise nous domine de quelques 300 mètres. Cependant, à une heure du matin, le berger ne semble pas parvenir à rassembler le bétail, il pleut des cordes. Nous retournons dans une case et nous rendormons...

24/07/07

Rendez-vous matinal avec Endé, notre guide pour le Pays Dogon. Endé est un petit bonhomme, Dogon, qui a grandi dans un village nommé "Endé". C'est du nom de ce village que lui vient ce surnom. 1h30 de piste puis nous arrivons sur le plateau. C'est la que le véhicule nous laisse et que nous commençons à marcher.

Nous nous engageons sur un petit sentier, traversant la brousse, passant au milieu des balanzans, des indigos, des raisins sauvages et des arbres de carité. A chaque fois qu'il est possible de goûter, Endé se déporte du sentier et nous rammène des fruits. Nous arrivons après une heure de marche au sommet de la falaise. Cette falaise fait près de 200 kilomètres de long et les villages Dogon y sont éparpillés en contrebas ( la plaine ), sur la falaise elle même et sur le plateau.

Nous descendons dans une petite vallée par un chemin escarpé, croisant des femmes et des enfants portant d'improbables fardeaux. Cette petite vallée enclavée est fertile en cette saison et les villageois, dans les champs, s'affairent durement à la tache.


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Nous arrivons à Benigmato, village dans lequel nous passerons la nuit, sans électricité, ni eau courante, ni même autre chose que de la terre et du bois. Petite pause et nous partons à la découverte des environs, grimpant de rochers en rochers, goutant toujours de savoureux fruits. Après une heure de marche, nous arrivons à Indélou où nous retrouvons les quatre français qui nous avaient accompagné lors de notre périple entre Ségou et Mopti. Nous déjeunons avec eux puis repartons tous les trois à la découverte d'Indélou.

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Indélou est un petit village accroché à la falaise. Comme tous les villages du Pays Dogon, il est composé de greniers à toit conique et de petits logements en banco.

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Nous traversons le village presque désert. En effet, hommes, femmes et enfants vigoureux mettent touts la main à la pâte, ils sont répartis dans les différents champs qui entourent le village. Nous déambulons entre ces baraquements de fortune, dans un village coupé du monde et qui semble ne pas avoir changé depuis des centaines d'années. Endé se met à nous parler des us et des coutumes, de l'organisation sociale et culturelle. Il nous montre cet atelier de forgeron où l'on travaille comme au Moyen Age, il nous explique que les forgeons sont les maitres du feu et sont du fait extrêmement respectés. Il nous montre également cette case ronde, sans fenêtre, il nous explique qu'il s'agit de la case des femmes menstruées. En effet, les femmes ayant leurs règles sont considérées comme impures et durant cette période, elles sont enfermées sous ce toit.

Détail sur la case des femmes menstruées IMG_6316

Nous sommes éberlués et stupéfaits. Il nous montre ensuite le Tuguna, cet petit préau fait de bois et de branchage où se reposent quelques sages ( les anciens ). Nous leurs offrons des noix de cola pour manifester notre respect. Endé nous explique encore que c'est sous ce préau que se règlent les problèmes du village, sous la médiation des sages. Le toit est volontairement très bas, on ne tient qu'assis mais cela permet aux gens de ne pas s'énerver ou se battre.

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Nous avons l'impression de plonger dans l'histoire et dans l'imaginaire, cet imaginaire que nous avons en partie en Europe concernant la vie ici ou la. Mais nous sommes bien dans le réel, cette organisation est contemporaine et c'est de cette façon dont vivent les gens ici. Plus tard il nous expliquera également que lorsque un vol est commis, l'un des sages du village fait une annonce du Tuguna et les villageois s'adonnent a des sacrifices. Quelques jours plus tard, le fautif est retrouvé mort. Ou bien cet énorme rocher dominant le village. Les sages connaissent une porte qui permet d'y faire entrer tout le village en cas de danger, mais cette porte, il faut avoir 60 ans pour en connaitre l'accès. Endé nous explique qu'il l'a cherchée, mais en vain... Toutes ces informations que nous livrent Endé font partie intégrante de la culture Dogon. Il ne nous dit pas "les Dogons croient que...", c'est comme ça et cela fait partie intégrante de leur quotidien. Cette culture nous passionne, d'autant plus qu'il' semble méconnue voire inconnue en Europe. Les clichés qui subsistent sur l'Afrique ( cases, rites... ) sont dans de nombreux cas, vrais. C'est ce qui nous stupéfait le plus...

Du village la vue est sans limite, la savane, les baobabs et les quelques cases peuls ( le peuls sont des nomades ) faites de branchages.


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Retour à Benigmato.

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Je pars me promener sur un promontoire rocher, qui domine la falaise. Je rencontre des Hommes et des Femmes qui me saluent avec le sourire, des enfants qui me prennent la main, et partout comme dans tous les village, en fin d'après midi, le bruit régulier des femmes qui pilent le mil. Je parviens à me hisser en haut d'un rocher haut de 300 mètres et la savane s'offre à moi sur des centaines de kilomètres.

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Au loin, on distingue quelques petits villages, à mes pieds, quelques centaines de mètres plus bas des gamins conuisent un troupeau de chèvres entre des centaines de baobabs. Je pense être à cet instant, sur l'un des plus beaux endroits de la planète. Nuit étouffante dans une case sans ouverture.

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30 juillet 2007

Ouagadougou

30/09/09

Après une bonne nuit de repos dans un hotel pas cher et confortable, nous nous mettons en route pour trouver le bureau qui va nous prolonger notre visa qui expire jeudi.
Ouagadougou est une ville assez étendue mais contrairement à Bamako, la capitale du Burkina Faso n'est pas trépidante, elle est même calme et semble plus organisée.

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Les centres d'intérêt sont peu nombreux mais l'atmosphère de cette grande ville africaine est agréable.
Première tentative au poste de police qui nous renvoie à l'aéroport. Petite discussion avec les agents de la police des frontière, ils nous envoient à l'autre bout de la ville.
Arrivés au bureau de l'immigration, il nous manque des photos. Nous faisons toute la rue, nous faisons nos photos et y retournons.
Restaurant pour récupérer de ces petites missions courtes mais fatigantes.

29/09/09

Finalement, la propriétaire de l'hotel nous dépose à la gare routière et nous partons à l'heure.
Nous arrivons également à l'heure à Ouagadougou après 2h30 de route droite et lisse.
Nous nous reposons l'après-midi.

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31 juillet 2007

Repos à Ouaga

31/07/07

Encore une petite journée "off" et pluvieuse. Nous devrions récupérer cet après-midi passeports et visas.

Nous partons demain matin en bus pour Bobo-Dioulasso, à environ 300 kilomètres à l'ouest de Ouaga.

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02 août 2007

Bobo-Dioulasso

02/08/07

Nous rencontrons Mohammed qui se propose de nous faire visiter la vieille ville appelée Kibidwe. Elle se compose d'une part des Bobos, de l'autre coté de la rivière, des Dioulas.
Nous passons devant la grande mosquée construite en 1893, chef d'œuvre d'architecture soudanaise et nous enfonçons dans les ruelles étriquées des vieux quartiers, où les étrangers ne sont pas admis sans être accompagnés d'un guide.

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On célèbre des funérailles, la vieille ville est en effervescence.
Nous visitons les forgerons, les griots et les potiers. Nous visitons également le palais de justice, hall de terre et de chaume où sont réglées les affaires, à grand renort de sorcellerie. Nous avons l'impression d'évoluer dans un village au coeur de la ville.

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Fetiche au coeur de la vieille ville

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Tout en couleur les publicités...

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Nous quittons Mohammed et allons réserver les bus des jours suivants, notamment celui qui nous ramenera vers le Mali dans une petite semaine.

Discussion avec untouareg du Niger puis diner avec Mohammed, avec qui nous refaisons le monde...

Nous partons demain pour Banfora.


01/08/07

Cinq heures de bus pour Bobo-Dioulasso, deuxième ville du pays, patrie des "Bobos" et des "Dioula". Décidément, les bus fonctionnent à merveille au Burkina: Départ et arrivée à l'heure.
Nous arrivons vers 15h00 à l'hotel, juste avant que la pluie ne redouble d'intensité.
Après-midi de repos.

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04 août 2007

Banfora, l'Afrique verte

04/08/07

Réveil et départ matinal (7h00). Koné est venu nous chercher, il doit nous déposer au lac de Tengrela où nous devrions pouvoir observer les hippopotames.

La voiture se démarre sans clé puis arrêt à la "station service"...

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La Renault 9 de Koné tient le coup, elle craque et grince sur la piste de terre rouge, dans un décor luxuriant, composé de bananiers, papayers et goyaviers.

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Nous parvenons aux abords du lac, il est 07h30.

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Nous prenons une pirogue, le piroguier nous emmène evrs une masse brunâtre, filant entre les nénuphars.
Nous passons à coté de plusieurs  hippopotames, visiblement peu dérangés ni même surpris par notre visite.
Il est impressionnant de penser que ce énorme animal est chez lui et que si on l'asticote, d'un coup de tête il nous met à l'eau.

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Il ne se passera rien de tout cela, nous profitons du calme matinal pour observer ces gros herbivores, dans une pirogue qui peu à peu, prend l'eau...

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Etape suivante, la cascade de Karguifela. Nous voulions y aller en mobylette mais les pluies diluviennes des précédents jours nous ont dissuadé.
Nous y parvenons après une dixaine de kilomètres de piste, à travers les rizières.

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Encore une fois, la Renault 9 tient le coup...
La cascade est plus belle d'en haut que du bas, mais pour y accéder, il faut braver la boue. En effet, la saison des pluies rend plus difficile son accès.
Du haut, c'est toute la campagne environnante que l'on contemple.

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Retour à l'hôtel puis nous louons une mobylette afin d'être plus autonome dans cette bourgade.
 

03/08/07

Après 1h30 seulement de bus à travers les grandes forêts peuplées de babouins, une longue sieste dans l'après-midi... En effet, la nuit fut courte et mauvaise.
Nous sommes à Banfora, une grand village ou plutôt une petite ville au beau milieu des champs de canne à sucre, une des plus belles régions du Burkina Faso, l'Afrique verte et luxuriante.

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Nous prenons un taxi, Koné, à qui nous donnons rendez-vous pour le lendemain, afin qu'il nous véhicule sur les lieux de nos excursions.

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